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Ingénieur,
architecte, urbaniste, mécanicien, hydraulicien, agronome,
gestionnaire, économiste, fiscaliste, statisticien,
politicien, membre honoraire de l'Académie des sciences en
1699... Vauban en bon militaire est aussi un "aménageur du
territoire". C'est un
touche-à-tout qui semble réussir dans tout ce
qu’il entreprend !
L'oeuvre de Vauban,
c’est environ 130 places fortes qui ont
été remaniées, une trentaine de
projets réalisés plus tard et une trentaine de
places fortes construites ex nihilo. Il faut distinguer la construction
d'enceintes urbaines et de villes neuves de l'édification de
forts et batteries à destination exclusive
de garnisons. Une oeuvre présente dans 16
régions, dont la Bretagne où 28 sites au moins
portent sa marque.
Louis XIV le fait maréchal de France le 14 janvier 1703 pour
ses services rendus au royaume. Quelques copies du manuscrit
intitulé Traité de l’attaque des
places, tout d’abord resté secret, circulent
après sa mort. Son traité est finalement
publié en 1737...
La Bretagne, "province
frontière"
Province frontière,
hautement stratégique car faisant directement face
à l’Angleterre, l’ennemi de
toujours”, la Bretagne revendique son caractère
maritime à la fois source de richesses de par le cabotage et
les échanges commerciaux, mais aussi source de convoitise et
de crainte… En effet, de tout temps, coups de main et
pillages sont nombreux sur les villes marchandes ou dans les
îles.
Avec la montée en puissance du pouvoir royal sous Louis XIV,
vient la nécessité de fortifier les
côtes pour les mettre à l’abri des
insultes de l’ennemi anglais, espagnol ou hollandais. Chaque
incursion rappellera un peu plus la nécessité de
maintenir les côtes en état de défense
et de protéger des populations toujours sur le qui-vive.
1683, Vauban en Bretagne
Ce n’est qu’en 1683 que Vauban s’occupe
de la défense de la Bretagne. Il inspecte Brest et
Belle-Île et reviendra en 1685 pour visiter Brest, Ouessant,
Belle-Île et les Îles d'Houat et de Hoëdic
; en 1689 il se rendra à Belle-Île, Saint-Malo et
dans la baie de Morlaix. En 1694, il visite à nouveau
Saint-Malo, la côte nord et la rade de Brest, en 1695
Saint-Malo et la rade de Brest et en 1699 Saint-Malo.
Les "descentes" anglaises en
Bretagne et Normandie Durant
cette période, plusieurs alertes très chaudes ont
lieu en mer : Barfleur (29 mai 1692) ou sur le littoral à
Cherbourg (1er juin 1692), la Hougue (1er juin 1692), Saint-Malo
(juillet 1692 ; fin novembre 1693 ; mi-juillet 1695) ; Camaret (18 juin
1694) ; Belle-île mais surtout à Groix, Houat et
Hoedic (ravagées en juillet 1696) !
Pour contrer les descentes, Louis XIV nomme en 1694 Vauban "l'homme de
l'attaque", “commandant de la place de Brest”
interarmes, c’est à dire à la fois des
troupes de terre et de mer. L'année suivante, le roi
reconduit son commandement et l’élargit
à l’évêché de
Saint-Malo et Dol (Haute-Bretagne).
A la fin du XVIIe siècle, trois grands pôles :
Brest, la ville-arsenal, Saint-Malo, le port transatlantique devenu
cité-corsaire et le havre de L'Orient - Port-Louis
(s'étendant au sud jusqu'à la
presqu'île de Quiberon et comprenant les îles de
Hoedic, Houat et surtout Belle-île) concentrent la majeure
partie des ouvrages de fortifications.
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