Région Bretagne

L'Inventaire général du patrimoine culturel

2007, Année Vauban 
Sébastien Le Prestre de Vauban est né en mai 1633 à Saint-Léger-de-Foucherets dans l'Yonne. Issu de la petite noblesse bourguignonne, il est le plus connu des ingénieurs militaires français. Tout le monde connaît le dicton : "Ville assiégée par Vauban, ville prise ; ville défendue par Vauban, ville imprenable".

Ingénieur, architecte, urbaniste, mécanicien, hydraulicien, agronome, gestionnaire, économiste, fiscaliste, statisticien, politicien, membre honoraire de l'Académie des sciences en 1699... Vauban en bon militaire est aussi un "aménageur du territoire". C'est un touche-à-tout qui semble réussir dans tout ce qu’il entreprend !

L'oeuvre de Vauban, c’est environ 130 places fortes qui ont été remaniées, une trentaine de projets réalisés plus tard et une trentaine de places fortes construites ex nihilo. Il faut distinguer la construction d'enceintes urbaines et de villes neuves de l'édification de forts et batteries à destination exclusive de garnisons. Une oeuvre présente dans 16 régions, dont la Bretagne où 28 sites au moins portent sa marque.
Louis XIV le fait maréchal de France le 14 janvier 1703 pour ses services rendus au royaume. Quelques copies du manuscrit intitulé Traité de l’attaque des places, tout d’abord resté secret, circulent après sa mort. Son traité est finalement publié en 1737...

La Bretagne, "province frontière"

Province frontière, hautement stratégique car faisant directement face à l’Angleterre, l’ennemi de toujours”, la Bretagne revendique son caractère maritime à la fois source de richesses de par le cabotage et les échanges commerciaux, mais aussi source de convoitise et de crainte… En effet, de tout temps, coups de main et pillages sont nombreux sur les villes marchandes ou dans les îles.
Avec la montée en puissance du pouvoir royal sous Louis XIV, vient la nécessité de fortifier les côtes pour les mettre à l’abri des insultes de l’ennemi anglais, espagnol ou hollandais. Chaque incursion rappellera un peu plus la nécessité de maintenir les côtes en état de défense et de protéger des populations toujours sur le qui-vive.



1683, Vauban en Bretagne

Ce n’est qu’en 1683 que Vauban s’occupe de la défense de la Bretagne. Il inspecte Brest et Belle-Île et reviendra en 1685 pour visiter Brest, Ouessant, Belle-Île et les Îles d'Houat et de Hoëdic ; en 1689 il se rendra à Belle-Île, Saint-Malo et dans la baie de Morlaix. En 1694, il visite à nouveau Saint-Malo, la côte nord et la rade de Brest, en 1695 Saint-Malo et la rade de Brest et en 1699 Saint-Malo.




Les "descentes" anglaises en Bretagne et Normandie Durant cette période, plusieurs alertes très chaudes ont lieu en mer : Barfleur (29 mai 1692) ou sur le littoral à Cherbourg (1er juin 1692), la Hougue (1er juin 1692), Saint-Malo (juillet 1692 ; fin novembre 1693 ; mi-juillet 1695) ; Camaret (18 juin 1694) ; Belle-île mais surtout à Groix, Houat et Hoedic (ravagées en juillet 1696) !  
Pour contrer les descentes, Louis XIV nomme en 1694 Vauban "l'homme de l'attaque", “commandant de la place de Brest” interarmes, c’est à dire à la fois des troupes de terre et de mer. L'année suivante, le roi reconduit son commandement et l’élargit à l’évêché de Saint-Malo et Dol (Haute-Bretagne).

A la fin du XVIIe siècle, trois grands pôles : Brest, la ville-arsenal, Saint-Malo, le port transatlantique devenu cité-corsaire et le havre de L'Orient - Port-Louis (s'étendant au sud jusqu'à la presqu'île de Quiberon et comprenant les îles de Hoedic, Houat et surtout Belle-île) concentrent la majeure partie des ouvrages de fortifications.
Portrait de Vauban, fin 17e siècle
© DR
Portrait de Vauban, fin 17e siècle.




La Tour Vauban à Camaret

La Tour Vauban à Camaret. 






Le fort du Taureau en baie de Morlaix

Le fort du Taureau en baie de Morlaix.


 
Le fort de la Conchée au large de Saint-Malo






Index des fortifications Vauban en Bretagne et Normandie
Dossier électronique de l'Inventaire général, Bretagne.

De Belle-île à Saint-Malo, Les inspections de Vauban en Bretagne (Pdf /3,4 Mo)
1683-1699 ; 2007 : Sept cartes pour comprendre l'importance des travaux de Vauban en Bretagne.
(version diaporama OpenOffice ou Microsoft Office /1,5 Mo)

Le Taureau, Forteresse Vauban, Baie de Morlaix
Exemple de fort à la mer.

Le Petit Bé, fort Vauban à Saint-Malo
Exemple de fort à la mer hybride de la batterie de côte.

Un Hélicoptère au service de Vauban...
11 septembre 2007 : Les canons du fort du Petit-Bé à Saint-Malo sont arrivés !

L'Association Vauban
Les membres de l'Association Vauban souhaitent promouvoir la connaissance de l'œuvre de Vauban et celle du patrimoine fortifié constitué dans les temps modernes jusqu'aux ouvrages contemporains.

Réseau des Sites Vauban
7 juillet 2008 : Les fortifications de Vauban inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Le réseau des sites majeurs de Vauban

En 2007, la célébration du tricentenaire de la mort du maréchal de Vauban (1633-1707) portée par l’Association Vauban est un évènement national. À cette occasion, une quinzaine de municipalités se sont réunies à Besançon afin de jeter les bases d'une nouvelle association regroupant les plus belles fortifications érigées par Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, commissaire des fortifications du roi Louis XIV et maréchal de France.
Leur but : s'unir afin que leurs sites obtiennent, globalement, une inscription au patrimoine mondial de l'Unesco : « Vauban l'universel, réseau des sites majeurs de Vauban » regroupe les villes d'Arras ; Bazoches ; Besançon ; Blaye / Cussac-Fort-Médoc ; Briançon ; deux ouvrages du canal du Midi ; Longwy ; Mont-Dauphin ; Mont-Louis ; Neuf-Brisach ; Saint-Martin-de-Ré ; Villefranche-de-Conflent.

2008, Vauban au Patrimoine mondial de l'Unesco : trois siècles après sa mort, Vauban est au cœur des projets de territoires.

L'Unesco a tranché le 7 juillet 2008 : douze forteresses construites par l'ingénieur-architecte Vauban (1633-1707) sont entrées dans la liste des sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco.

En Bretagne, une « fortification Vauban » est concernée :
- Camaret-sur-Mer avec sa tour et sa batterie basse (Finistère) ;

Les Dossiers électroniques de l'Inventaire général, Bretagne

L'inventaire général du patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître les éléments du patrimoine qui présentent un intérêt culturel, historique ou scientifique.
Depuis le mois d'août 2006, le Service Régional de l'Inventaire de Bretagne a publié sur internet la quasi totalité des dossiers d'Inventaire (réalisés depuis 1998) soit : 89761 dossiers électroniques d'Inventaire.

Liste des dossiers électroniques
Quelques exemples de la diversité du patrimoine.
Index des dossiers électroniques par départements
15 départements.
Index des dossiers électroniques par communes
956 communes.
Index des dossiers électroniques par types d'étude
19 types d'étude.
Recherche plein texte

L'application "en ligne" ne comprend pas encore la cartographie dynamique qui est en cours de développement. Néanmoins, il convient de souligner que toutes les données sont géoréférencées.


Exemple d'utilisation des dossiers électroniques de l'Inventaire.

Cinq ans de dossiers électroniques…
… au Service régional de l’Inventaire de Bretagne
Article de fond de Pierrick Brihaye du Service régional de l’Inventaire.

Auteur de la page : Guillaume Lécuillier,
chercheur au Service l'INventaire du PAtrimoine culturel (SINPA), Direction du Tourisme et des Patrimoines, Région Bretagne, 2007-2009.
Vue aérienne des lignes de Quélern à Roscanvel en 1971